Acheter pour louer en zone tendue, c’est sécuriser son investissement... ou plomber sa rentabilité ? On fait le point.
📅
19/6/2025

L’investissement locatif en zone tendue attire de nombreux acheteurs en 2025, séduits par une demande locative constante et des marchés dynamiques. Pourtant, entre encadrement des loyers, contraintes réglementaires et prix d’achat élevés, ces zones ne sont pas sans risques. Alors, faut-il vraiment acheter pour louer dans une zone tendue ? On décrypte les avantages, les limites… et les pièges à éviter.
Commençons par définir ce qu’on appelle une zone tendue et pourquoi elle est devenue un terrain de jeu stratégique pour les investisseurs.
Une zone est dite « tendue » lorsque la demande locative dépasse largement l’offre. Cela entraîne des loyers élevés, une vacance quasi nulle et, souvent, une pression immobilière forte.
En 2025, 69 villes appliquent l'encadrement des loyers, parmi lesquelles :
🔗 Source : PAP.fr – Liste des zones tendues
En résumé : louer dans ces zones, c’est souvent l’assurance de ne pas rester avec un bien vide.
Investir dans une zone tendue peut être un choix stratégique, à condition de comprendre ses leviers de performance.
Dans ces villes, les biens sont souvent loués en quelques jours, surtout s’ils sont :
Cette tension protège l’investisseur contre le risque de vacance, l’un des principaux freins à la rentabilité.
Certaines zones tendues ouvrent droit à des dispositifs comme :
À condition de respecter les plafonds de loyers, ces dispositifs permettent de réduire l’impôt sur le revenu foncier ou sur les plus-values.
Acheter en zone tendue, c’est aussi composer avec des freins qui peuvent rogner vos marges et compliquer la gestion.
Dans 69 villes, le loyer ne peut pas dépasser le loyer de référence majoré. Cela limite :
🔍 Exemple : un T2 meublé à Bordeaux centre, acheté à 260 000 €, ne pourra excéder 920 €/mois hors charges, même avec une terrasse ou des équipements haut de gamme, sauf justification de complément de loyer très spécifique.
Dans les grandes métropoles, le prix au m² est très élevé, alors que le loyer est plafonné. Résultat :
Par exemple :
Depuis 2023, les logements classés F ou G au DPE ne peuvent plus être loués ou voient leur loyer gelé. Cela exclut une grande partie du parc ancien dans les centres historiques.
Conclusion : il faut anticiper les travaux de rénovation énergétique, ce qui impacte :
En 2025, la question n’est pas “faut-il investir en zone tendue ?” mais plutôt : dans quelles conditions est-ce encore intéressant ?
Dans des marchés aussi compétitifs, un chasseur immobilier devient un atout stratégique :
Un bon chasseur connaît aussi les stratégies de valorisation à court terme (division, optimisation fiscale, location meublée ciblée…).
Acheter pour louer en zone tendue peut être une excellente stratégie si vous maîtrisez les règles du jeu :
Mais c’est aussi un terrain piégé pour les investisseurs mal préparés. En 2025, la réussite se joue sur la finesse de l’analyse, la sélection du bien et l’accompagnement.
Si vous souhaitez être guidé dans votre achat locatif, un chasseur MeCaza peut vous aider à investir là où c’est encore rentable. 👉 Découvrez nos services.

Article rédigé par Mélanie Jacquet,
Experte immobilière du blog MeCaza.

18/12/2025
Avant d’acheter un bien immobilier, certaines erreurs peuvent coûter cher. Découvrez les pièges les plus courants et les solutions pour sécuriser votre achat.
Lire l'article ⭢
15/12/2025
Vous devez vendre pour acheter un nouveau logement, mais l’idée de souscrire un prêt relais vous inquiète. Entre calendrier, financement et risque de brader votre bien, il existe pourtant des alternatives concrètes. En tant que chasseur immobilier, je vous explique comment organiser votre projet pour limiter au maximum le recours au prêt relais, voire l’éviter complètement.
Lire l'article ⭢
11/12/2025
Envie d’acheter avant de vendre votre logement actuel. Découvrez comment fonctionne le prêt relais, ses risques, son calcul et les conseils d’un chasseur immobilier.
Lire l'article ⭢